NOS ENCHANTEURS :+: WANG SHU

Construire un monde différent conforme aux principes de la nature, Editions Cité de l’architecture et du patrimoine, 2012.

OUI, on peut fabriquer des objets,«des édifices qui respectent les principes issus de l’idée de nature», qui y coexistent en parfaite osmose.

Dans ce cycle de conférence, Wang Shu propose une voie pour conserver un patrimoine, construit, naturel, ou même immatériel,  et l’ancrer pleinement dans la modernité.

Par une étude des formes d’usage traditionnel des matériaux, il révèle dans son architecture un approche sensible du savoir faire constructif, en l’utilisant pour créer un vocabulaire architectural contemporain.

«Au delà des techniques constructives, ceux sont l’attention portée au site, à ses usages antérieurs, à son histoire et les formes d’usages» réinterprétés dans ses projets qui créent la continuité, souvent perdue aujourd’hui, avec la tradition.

Pour cela il faut prendre le temps, celui du terrain. Aller discuter dans les campagnes, « reprendre le fil ». Rencontrer les artisans est un acte déterminant de la constructiond’une architecture différenciée, car c’est avec cette sagesse des modes de construction issue des savoir faire ruraux que nous pouvons envisager une créativité réellement adaptée au monde actuel.

A Leurs mémoires, A Nos campagnes.

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http://www.dezeen.com/2012/02/28/key-projects-by-wang-shu/

 

EN CETTE HEURE RECUEILLIE DU JOUR

Commencer sa journée avec l’office des Laudes, voir l’aube doucement pointer son nez lors d’une messe... //Quelle idée ?// Mais c’est sans compter sur la discrète beauté de l’architecture de Notre Dame de Sénanque, fière abbaye du Vaucluse, et de celle ses vitraux distribuant une incroyable lumière crépusculaire sur ses murs de pierre nue.   //Quelle riche idée !//

Ces vitraux, d'une grande simplicité, comme un voile tendu entre l’extérieur et l’intérieur réservé au recueillement et à la liturgie, sont l’œuvre du peintre verrier Louis-René Petit. Aboutissement d’une mûre réflexion avec la communauté monastique, ce travail de création est issu de techniques à la fois anciennes et modernes, où rigueur et liberté se côtoient. Entre brillance et matité, opalescence et accents colorés furtifs, ces verres sont le résultat d’une mise en oeuvre par cueillage successif de plaques de verres de pigmentation diverses en fusion.

Après être sorti du four d’étendrie, servant à aplanir le verre soufflé par le verrier, plusieurs procédés de surcuisson et de gravure à l’acide permettent le libre déploiement de la couleur alors dissociée du graphisme du plomb.

Tous ces matins conscients de la lumière du pays, seraient une réponse quotidienne au souhait du créateur: « Le vitrail vise la pérennité, tandis que les hommes et leurs goûts changent rapidement ».